Cybersécurité, RGPD & IA : Les actus à ne pas manquer de juillet 2026 

ActualitésJuly 28, 2026

Anonymisation, web scraping : le CEPD précise les règles pour l'IA générative

Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a adopté deux nouveaux projets de lignes directrices qui apportent des précisions sur des sujets clés pour le développement de l’IA générative : l’anonymisation des données et le recours au web scraping (ou moissonnage) pour entraîner les modèles.

Les lignes directrices rappellent notamment qu’une donnée n’est considérée comme anonymisée que si une personne ne peut plus être identifiée ou réidentifiée de manière raisonnable. Pour aider les organisations, le CEPD propose un cadre pratique reposant sur trois critères : l’absence d’individualisation, de corrélation et d’inférence.

Concernant le web scraping, le CEPD rappelle que le RGPD s’applique dès lors que des données personnelles sont collectées. Les lignes directrices reviennent notamment sur les bases légales pouvant être invoquées, les obligations de transparence, les principes de minimisation et les précautions à prendre lorsque des données sensibles sont concernées.

Les deux textes sont ouverts à consultation publique jusqu'au 30 octobre.

Source : CNIL

Le CEPD veut faciliter le partage d'informations entre régulateurs

Le CEPD n'a pas chômé ce mois. Réuni à Dublin les 16 et 17 juillet, le Comité européen de la protection des données (CEPD) a appelé la Commission européenne à créer une base légale permettant aux différents régulateurs européens de partager plus facilement des informations, y compris des données confidentielles, lorsque cela est nécessaire à l'application de leurs missions respectives.

Cette demande intervient alors que les autorités de protection des données doivent gérer un nombre croissant de dossiers, souvent plus complexes, notamment avec l'essor de l'intelligence artificielle. Pour améliorer l'application du RGPD, le CEPD plaide également pour davantage d'enquêtes conjointes, une mutualisation des ressources entre autorités et un renforcement des échanges sur les pratiques nationales.

L'objectif est double : rendre l'application du RGPD plus cohérente à l'échelle européenne et offrir davantage de clarté aux organisations soumises à plusieurs réglementations numériques.

Source : CNIL

La CNIL publie de nouvelles ressources sur les pixels de suivi

La CNIL publie de nouvelles ressources sur les pixels de suivi

Vous vous souvenez des recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi ?

Comment ne pas être au courant. Ces dernières semaines, vous avez sans doute reçu plusieurs e-mails de la part de vos marques préférées (ou pas) à ce sujet.

Petit retour en arrière. En avril dernier, la CNIL publiait une recommandation considérant que les pixels de suivi utilisés à des fins marketing nécessitent, en principe, le consentement préalable des destinataires.

Si l'on en reparle aujourd'hui, c'est parce que la CNIL vient de publier deux ressources pratiques pour accompagner les professionnels : un webinaire et une FAQ qui répondent aux principales questions soulevées par ces nouvelles recommandations et apportent des précisions sur leur mise en œuvre. Bonne lecture !

Source : CNIL

Le Data Privacy Framework entre dans une nouvelle zone de turbulence

Le Data Privacy Framework (DPF), qui encadre les transferts de données personnelles entre l'Union européenne et les États-Unis, pourrait être fragilisé par une récente décision de la Cour suprême américaine.

En cause : la Cour a renforcé les pouvoirs du président américain sur la Federal Trade Commission (FTC), l'une des autorités sur lesquelles la Commission européenne s'était appuyée pour reconnaître que les États-Unis offraient un niveau de protection des données « essentiellement équivalent » à celui garanti par le RGPD.

À ce stade, rien ne change pour les entreprises. Le DPF reste pleinement en vigueur et les transferts de données peuvent continuer à s'appuyer sur ce mécanisme. En revanche, cette décision ouvre une nouvelle période d'incertitude. L'association noyb, déjà à l'origine des arrêts Schrems I et Schrems II, prépare une nouvelle contestation du cadre transatlantique.

L'avenir du DPF n'est donc pas remis en cause à court terme, mais cette décision pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans le feuilleton des transferts de données entre l'Europe et les États-Unis.

Source : Usine Digitale

Cruciferra : le "malware-as-a-service" continue de se professionnaliser

Les chercheurs de Proofpoint ont identifié Cruciferra, un nouveau service de chiffrement commercialisé sur des forums cybercriminels. Son objectif : permettre à d'autres attaquants de dissimuler leurs logiciels malveillants afin de contourner les antivirus et les solutions de détection.

Proposé sous forme d'abonnement (de 450 à 2 000 dollars par mois), Cruciferra est déjà utilisé par plusieurs groupes cybercriminels pour diffuser des chevaux de Troie, principalement via des campagnes de phishing ciblant les secteurs de la finance, de la santé et les administrations.

Au-delà de ses capacités techniques, cette découverte illustre une tendance de fond : les outils utilisés par les cybercriminels sont de plus en plus proposés "as-a-service". À l'image des logiciels SaaS, ils deviennent plus accessibles, plus évolutifs et plus faciles à utiliser, abaissant ainsi la barrière à l'entrée pour les attaquants.

Source : Proofpoint

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AI Gigafactories : un nouveau consortium français entre dans la course

En mai, nous vous parlions du consortium AION, qui portait la candidature française au programme européen des AI Gigafactories.

Un second projet vient désormais d'entrer dans la course. Baptisé ÆTHER, il réunit notamment 2CRSi, SiPearl, Axelera AI et Outscale autour d'un projet de campus près de Strasbourg. Son ambition : construire une infrastructure européenne réunissant capacités de calcul, cloud souverain, processeurs et énergie pour entraîner les futurs modèles d'IA.

Cette nouvelle candidature illustre l'accélération de la stratégie européenne. Après avoir longtemps mis l'accent sur la régulation, Bruxelles cherche désormais à bâtir les infrastructures qui permettront au continent de réduire sa dépendance aux acteurs américains. Reste désormais à savoir quels projets seront retenus parmi les nombreuses candidatures déposées.

Source : Silicon.fr

Après les États-Unis, la Chine veut aussi contrôler l'accès à ses modèles d'IA

La Chine envisagerait de limiter l'accès des entreprises étrangères à ses modèles d'IA les plus avancés. Selon Reuters, Pékin a engagé des discussions avec plusieurs acteurs majeurs de l'IA chinoise, dont Alibaba, ByteDance et Z.ai, afin d'encadrer la diffusion de leurs modèles les plus performants.

Cette évolution fait écho au récent durcissement américain. Ces dernières semaines, Washington avait déjà montré sa volonté de mieux contrôler l'accès à certains modèles avancés, notamment avec l'affaire Mythos d'Anthropic.

Au-delà de la rivalité entre les deux puissances, cette tendance confirme un changement de paradigme : les modèles d'IA sont désormais considérés comme des actifs stratégiques. Pour les entreprises, cela signifie que le choix d'un modèle ne dépendra plus uniquement de ses performances ou de son coût, mais aussi des décisions géopolitiques susceptibles d'en restreindre l'accès.

Source : Usine Digitale

L'Europe prépare sa réponse à la bataille des modèles d'IA

Face au contrôle croissant exercé par les États-Unis et la Chine sur leurs modèles d'IA les plus avancés, la Commission européenne a dévoilé un plan d'action pour renforcer les capacités cyber des organisations européennes.

Parmi les mesures annoncées figure la création d'un "European Blueprint for structured access to advanced AI capabilities", un cadre destiné à faciliter l'accès des entreprises, chercheurs et opérateurs d'infrastructures critiques aux modèles d'IA les plus avancés.

Mais cette initiative a une limite de taille : elle ne crée aucune obligation pour les fournisseurs de modèles. L'Europe reste donc dépendante de leur volonté d'accorder – ou non – cet accès.

Au-delà de ce Blueprint, Bruxelles prévoit également de développer des capacités européennes d'évaluation des modèles, des plateformes de test dédiées aux usages cyber de l'IA et de s'appuyer sur les futures AI Factories pour renforcer progressivement son autonomie stratégique.

Source : European Commission

Et voilà, vous êtes à jour ! 

Si une actu vous a interpellé, n’hésitez pas à creuser via les articles source. Et pour les prochaines, restez connectés. On revient fin septembre (oui, on prend une pause pour le mois d'aout) avec un nouveau récap’ ! 

Benjamin BarattaWitik - Expert RGPD & CSM