3 exemples de bandeaux cookies conformes (Guide 2026)

RGPDFebruary 16, 2026

Une bannière cookies n’est pas qu’un pop-up « légal » à subir : c’est le point de départ d’une relation de confiance avec vos utilisateurs, et un levier pour clarifier votre approche de la protection des données.

Encore faut-il que la bannière cookies respecte les attentes RGPD et CNIL, et qu’elle permette un choix réel, sans dégrader l’expérience web.


Résumé de l'article

  • Une bannière cookies doit distinguer les cookies/traceurs strictement nécessaires de ceux qui exigent un consentement.

  • Le refus doit être aussi simple que l’acceptation (même niveau de visibilité et de facilité).

  • Une CMP avec centre de préférences aide à rendre le consentement spécifique et actionnable.

  • Trois formats utiles : cookie wall, bandeau discret équilibré, et bandeau « très conforme » avec préférences détaillées.


À quoi sert une bannière cookies sur un site web ?

Une bannière cookies sert à informer l’utilisateur et, quand c’est requis, à recueillir son consentement avant tout dépôt/lecture de cookies ou autres traceurs.

Concrètement, elle doit permettre aux utilisateurs de comprendre ce qui est posé sur leur terminal, pour quelles finalités, et d’exercer un choix clair (accepter/refuser/personnaliser) avant activation des cookies non essentiels.

Dans quels cas le consentement est-il obligatoire pour les cookies et traceurs ?

Le consentement est requis dès que les cookies/traceurs ne sont pas strictement nécessaires au fonctionnement du service demandé par l’utilisateur.

La CNIL rappelle que les cookies destinés, par exemple, à la publicité personnalisée ou à certains modules de réseaux sociaux nécessitent une information préalable et un recueil du consentement.

À l’inverse, certains traceurs sont généralement exemptés de consentement (ex. authentification, panier d’achat, mémorisation du choix, personnalisation de langue quand attendue), car ils relèvent du fonctionnement du service.


Conseil Witik

Risque : mélanger cookies nécessaires et marketing dans la même catégorie rend votre bannière cookies fragile et difficile à défendre.

Solution : définissez une nomenclature simple (Nécessaires / Mesure d’audience / Personnalisation / Publicité) et mappez chaque outil à une finalité. Un centre de préférences Witik vous aide à structurer ce choix sans noyer l’utilisateur.


Quelles informations une bannière cookies doit-elle afficher pour être conforme ?

Le recueil du consentement doit respecter certaines règles :

  • Il doit être éclairé : autrement dit, vous devez informer l’utilisateur sur le type de données que vous allez collecter et sur ce que vous allez en faire ;

  • Il doit être spécifique : un utilisateur doit pouvoir choisir quelles informations il souhaite partager ou non ;

  • Il doit être libre : il doit être aussi facile de refuser que d’accepter (ce qui est assez rarement appliqué dans la réalité !) ;

  • Il doit être univoque : il ne peut pas y avoir de doute sur la volonté de l’utilisateur. En pratique, l’accord doit être donné par une action positive, comme le fait de cliquer sur un bouton ou de cocher une case.

Une bannière cookies doit donner une information compréhensible :

  • les finalités (ex. mesure d’audience, personnalisation, publicité) ;

  • l’accès à une personnalisation par catégorie (choix granulaire) ;

  • un lien vers la politique cookies (durées, liste des outils, destinataires si pertinent) ;

  • la possibilité de modifier son choix ultérieurement.

Comment rendre le refus aussi simple que l’acceptation sur un bandeau ?

Sur un bandeau cookies, refuser doit être aussi simple qu’accepter : même niveau de visibilité, même nombre de clics, et un refus réellement effectif.

La CNIL a explicitement axé son action sur cette exigence (« refuser aussi simplement qu’accepter »), notamment lorsque des sites ne proposent pas de bouton de refus au même niveau que l’acceptation.

Exemples concrets à reproduire :

  • deux boutons « Tout accepter » et « Tout refuser » au même niveau ;

  • une option « Personnaliser » clairement accessible ;

  • aucun dépôt de cookies soumis à consentement avant action positive.

Comment améliorer la performance marketing sans dégrader la conformité RGPD ?

Vous pouvez améliorer la performance sans contourner les règles : en travaillant la clarté, la pédagogie et l’UX de la bannière cookies.

Ce qui fonctionne généralement : un micro-texte orienté bénéfices (ex. amélioration du service, mesure d’audience), une hiérarchie visuelle équilibrée, et un centre de préférences qui ne ressemble pas à un labyrinthe.


Conseil Witik

Risque : optimiser « à l’aveugle » (couleurs trompeuses, refus caché) peut créer de la défiance côté utilisateur.

Solution : faites du A/B testing sur la bannière cookies (texte, position, ordre des catégories, libellés) tout en conservant une symétrie acceptation/refus. L’objectif est d’augmenter l’acceptation par la confiance, pas par la contrainte.


3 exemples de bandeaux cookies conformes et efficaces

Voyons maintenant 3 exemples concrets de catégories de bandeaux cookies qui allient conformité et performance marketing.

Le premier exemple est celui du cookie wall. Un cookie wall peut être envisagé si une alternative réelle existe (par exemple une alternative payante) et si le dispositif ne prive pas l’utilisateur d’un véritable choix.

La CNIL indique que l’alternative monétaire n’est pas interdite « par principe », mais qu’elle doit rester raisonnable (analyse au cas par cas) et que les finalités conditionnant l’accès doivent être justifiées et limitées.

Points d’attention opérationnels :

  • ne pas exiger « tout ou rien » sur l’intégralité des finalités si ce n’est pas nécessaire ;

  • expliquer clairement quelles finalités sont requises pour l’accès ;

  • si l’utilisateur choisit l’accès payant, ne déposer que les cookies nécessaires au fonctionnement du site.

D’autres exemples célèbres sont Allociné ou encore Jeuxvidéos.com.

2) Le bandeau discret : comment faire simple sans être ambigu ?

Un bandeau discret fonctionne s’il est visible, compréhensible, et s’il propose un vrai choix dès la première couche.

Le bon pattern : une bannière cookies en bas d’écran avec trois actions nettes (« Tout accepter », « Tout refuser », « Personnaliser »), sans déséquilibre graphique.

C’est un format particulièrement adapté aux sites qui veulent limiter la rupture UX tout en respectant la conformité et les exigences CNIL.

3) Le très conforme : centre de préférences détaillé + personnalisation

Une bannière cookies conforme combine un premier niveau clair (choix immédiat) et un centre de préférences complet (par finalité et par outils).

C’est le format le plus robuste quand vous avez beaucoup d’outils (analytics, A/B test, personnalisation, retargeting) et plusieurs partenaires : la CMP devient votre espace de transparence, sans alourdir le premier écran.


Conseil Witik

Risque : un centre de préférences trop long décourage l’utilisateur et dégrade la compréhension.

Solution : regroupez par finalité (plutôt que par fournisseurs), ajoutez une phrase « à quoi ça sert » par catégorie, et conservez une action globale « Tout refuser » accessible à tout moment dans la CMP.


Focus 2026 : vers moins de répétition des demandes de consentement (multi-propriétés) ?

La CNIL annonce des travaux en 2026 sur le recueil du consentement « multi-propriétés » (cross-domain), pour limiter les demandes redondantes tout en protégeant la liberté de choix.

Si vous gérez plusieurs sites/marques, ce sujet peut impacter la manière dont votre bannière cookies et votre CMP partagent un même choix entre domaines. cnil.fr

FAQ

Une bannière cookies est-elle obligatoire sur tous les sites ?

Non. Elle devient nécessaire dès que vous utilisez des cookies/traceurs soumis à consentement ; si vous n’utilisez que des traceurs strictement nécessaires, l’approche peut être différente.

Peut-on se contenter d’un bouton « OK » sur la bannière cookies ?

C’est risqué : le consentement doit être univoque et le refus doit rester accessible aussi simplement que l’acceptation, ce qu’un simple « OK » ne garantit pas.

Quelle est la différence entre bannière cookies et CMP ?

La bannière cookies est l’interface de premier niveau (information + actions). La CMP est la solution/outils qui gère le consentement, le stockage des choix et le centre de préférences.

Non : ce n’est pas interdit « par principe », mais il faut une alternative réelle et des conditions strictes (tarif raisonnable, finalités limitées, information claire).

Comment prouver le consentement en cas de contrôle ?

Conservez des preuves de choix (horodatage, version du bandeau, catégories acceptées/refusées) et documentez votre paramétrage (finalités, outils, durées). Une CMP bien configurée facilite cette traçabilité des données.

Maya MoghraniWitik - Experte RGPD & Head of CSM